On s’est bien marré
February 13th, 2009
En attendant de profonds changements d’ici la fin du calendrier maya… hum hum oui mandril est pessimiste, lisez ceci….
Les archéologues plongés dans le passé nous ouvre parfois les yeux sur notre avenir !!!
Nous y sommes Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, ˆ attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille ˆ récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie ˆune autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas Archéologue et écrivain
Blossfeldrill
April 16th, 2008Blossfeldrill 2008
Scans issus de reproductions de K. Blossfeldt réalisés par L’Institut suisse pour la conservation de la photographie (ISCP). Je remercie d’ailleurs Christophe Brandt pour la qualité des images transmises grà¢ce auxquelles j’ai pu réaliser cette image de 550 M (13228 / 14126 pixels).
Plus d’un mois de wacome sur photoshop, à raison de 2h par jour en moyenne, pour exécuter cette illustration qui me tient particulièrement à coeur vu la profonde reconnaissance que j’éprouve envers l’oeuvre de Karl Blossfeldt (1865-1932).
Copyright Marc Ferrario Aka Mandril
Video for Kera
January 9th, 2008
Dessin à l’encre de Chine, stylo feutre et rotring 0,3mm 0.5mm 0.7mm
Exécuté en environs 3h00 sur une table lumineuse.

Clip vidéo for “Silly”
The album is coming…

Clip tourné par Artaban.tv chez mandril.ch pour le groupe keramusic.com



http://www.artaban.tv
http://www.myspace.com/keramyspace
http://www.keramusic.com/kera/
http://www.mandril.ch
Phazyphaz
November 17th, 2007
Mandril et Migoo report in Bruxelles













Le spectacle de Phazyphaz c’est déroulé 15 novembre au Cirque Royale à Bruxelles.
Plus de 1200 personnes ont assisté à la représentation des deux comiques Alexis et Hosni alias Phazy phaz. Mêlant clash, video, mc’ing,dj’ing, break dance et surtout plein de référence comique qui ont fait littéralement mourir de rire le publique. Un humour parfois uun peu trop trash est à signalé mais que voulez-vous, moi j’adore !
J’ai eu la chance de participer à cette aventure grà¢ce à Absrtale compost qui me les a présenté au Festineuch au Slam. Depuis nous parangons une petite collaboration artistique qui ne vas pas cesser de croà®tre. En effet dans le cas de ce spectacle, une petite vidéos bousté en neurones pour illustré le cerveau de Phazyphaz à été projeté comme intro pour le spectacle, que du bonheur…
Et croyez-moi, Alexis et Hosni ne font que commencer de faire parler d’eux.
Mandril
Si jamais











