Archive for June, 2007

Expo 7 juillet -27 aoà»t

Thursday, June 28th, 2007

Exposition-cernier-evologia-2007

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Les cathédrales, les mégapoles, les BD pornos japonaises, la société de consommation, l’anatomie humaine et les champignons paraissent à première vue être des thèmes difficilement conciliables et sans résonance apparente entre eux. Et pourtant, c’est à partir de cette hétérogénéité initiale que Mandril construit son discours. L’exposition intitulée « Contraste organique » aborde ces différents thèmes à travers l’enjeu du symbole dans une théorie de l’art qui se fonde sur le déplacement de la sphère du sacré à travers les à¢ges en occident.

Introduction
Le thème central est la disparition de l’artisanat au profit d’une société basée sur la communication. La Renaissance reconnaà®tra une légitimité au statut d’artiste en tant qu’individu singulier qui déplacera le sacré dans l’individu. En effet, avant ce postulat, seule la finalité de la production artisanale était considérée comme sacrée, comme le prouvent les chantiers des cathédrales.

Dans le contexte humaniste, l’objet devient un simple artefact perdant un aspect de sa dimension sacrée, tandis que la personne devient un artiste singulier. Contrairement à la société médiévale qui produisait du sacré au détriment de l’anonymat des artisans, la société renaissante nous donnera l’illusion que seul le nom compte. Mandril accentue métaphoriquement ce phénomène en montrant que l’unité architectonique de la cathédrale édifiée par un collectif d’artisans (sphère sacrée définie) est balayée au profit d’un tapis urbain hétérogène (Espace profane indéfini). La notion de centre est mise à mal dans le réseau urbain. Dissémination et territoires élargis par le virtuel anéantissent l’aura qui repose sur l’unicité. L’espace urbain déployant ses connexions à l’infini déplace la notion d’espace-temps et de matière. L’individu existe non pas respectivement à son lieu, mais relativement à son état de connexion avec le système. La technologie déplace une nouvelle fois la sphère du sacré non plus dans l’artiste comme l’avait fait la Renaissance, mais dans la diffusion de la personne entrant dans un réseau de communication. Le corps et la matière se prolongent dans un réseau virtuel, invisible et super potentiel, qui adopte les qualités d’un système vivant ; autonomie, hasard, renouvellement perpétuel. La prolifération mycosique de la téléréalité et des blogs comme outils de crédibilité artistique n’est qu’un triste avatar contemporain que Mandril caricaturise à travers son personnage clef ; le professeur Frustrator, sorte d’allégorie malsaine de la science ayant oublié son objectif premier : l’élévation de la conscience. Les blogs se transforment en réseau pornographique montrant les clones d’une jeunesse dépravée subissant les pires atrocités corporelles au nom d’une nouvelle liberté sexuelle biotechnologique.

http://mandril.ch/events/evologia.php

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